Certains déménagements se préparent avec un grand camion, plusieurs déménageurs et une organisation technique importante.
D’autres demandent avant tout du temps, de la délicatesse et beaucoup d’humanité.
Lorsque cette dame de soixante-dix-huit ans a contacté Déménager Paris, elle vivait rue Pernety, à proximité du square et de la sortie du métro. Elle occupait depuis de nombreuses années un appartement rempli de meubles, de souvenirs et d’objets accumulés tout au long de sa vie.
Le volume général représentait environ trente mètres cubes.
Pourtant, son futur logement ne pouvait en recevoir que quatre.
Elle devait quitter son appartement pour rejoindre l’Ehpad Korian Jardins d’Alésia, toujours dans le 14ᵉ arrondissement de Paris.
Ce changement n’était pas un simple déménagement.
Il fallait l’aider à choisir, parmi toute une vie, les quelques meubles et affaires qui pourraient l’accompagner dans sa nouvelle chambre.
Lors de mon devis visuel, j’ai commencé par observer le mobilier, les accès et l’ensemble des affaires présentes dans le logement.
L’appartement contenait au minimum trente mètres cubes.
Il y avait du mobilier de salon, des assises, des rangements, des livres, des vêtements, des photographies et tous ces petits objets que l’on conserve parfois pendant plusieurs dizaines d’années.
Notre cliente m’avait expliqué que la maison de retraite ne lui permettrait d’apporter qu’environ quatre mètres cubes.
Cette limite devait absolument être vérifiée.
Je ne voulais pas arriver le jour du déménagement avec un camion contenant trop de meubles et découvrir devant l’établissement qu’une partie ne pouvait pas entrer.
Une telle situation aurait été particulièrement pénible pour cette dame.
Elle aurait dû prendre des décisions dans l’urgence, alors que tout son mobilier se serait déjà trouvé dans notre camion.
Chez Déménager Paris, je considère que ce type de problème doit être réglé avant le premier chargement.
J’ai donc pris moi-même contact avec l’Ehpad Korian Jardins d’Alésia.
Je souhaitais obtenir une confirmation claire concernant le volume de mobilier autorisé dans la chambre.
L’établissement m’a confirmé que notre cliente pouvait apporter seulement quatre mètres cubes environ.
Cette réponse changeait complètement la préparation du chantier.
Il ne suffisait plus d’établir la liste des meubles à transporter.
Il fallait calculer précisément le volume de chacun d’eux afin de ne pas dépasser la capacité autorisée.
Un fauteuil trop volumineux, une bibliothèque plus profonde que prévu ou quelques cartons supplémentaires pouvaient suffire à dépasser cette limite.
J’ai donc repris avec elle chaque élément qu’elle souhaitait conserver.
Nous devions constituer un ensemble utile, rassurant et suffisamment familier pour que sa nouvelle chambre ne ressemble pas à un lieu totalement étranger.
Notre cliente tenait à emporter deux fauteuils auxquels elle était particulièrement attachée.
Elle souhaitait également conserver une petite bibliothèque, son meuble de télévision ainsi que trois chaises.
À cela venaient s’ajouter quelques cartons contenant une partie de ses vêtements, des photographies, des papiers, des livres et plusieurs objets choisis parmi ceux qui avaient accompagné son ancienne vie.
Chaque choix avait son importance.
Un fauteuil pouvait lui rappeler ses soirées dans le salon.
Une chaise pouvait avoir accueilli pendant des années un enfant ou un proche.
Un livre pouvait être associé à une période entière de son existence.
Il aurait été facile de regarder uniquement les dimensions du mobilier.
Mais pour cette dame, il ne s’agissait pas de simples mètres cubes.
Il s’agissait de sélectionner les repères qui l’aideraient à se sentir chez elle dans un environnement nouveau.
Nous avons donc avancé calmement, sans lui imposer nos décisions.
Mon rôle consistait à lui indiquer ce qui pouvait réellement entrer dans les quatre mètres cubes autorisés, tout en respectant ce qu’elle souhaitait garder près d’elle.
Le contrôle du volume était indispensable.
Une fois les meubles installés dans un camion, il est trop tard pour découvrir qu’ils n’ont aucune destination.
Je ne voulais surtout pas rester devant la maison de retraite avec plusieurs éléments impossibles à livrer.
Cela aurait obligé notre cliente à choisir, en quelques minutes, quel meuble abandonner.
Cette situation aurait été humainement difficile et aurait également désorganisé toute l’intervention.
Grâce à l’appel effectué auprès de l’établissement et au calcul réalisé pendant le devis visuel, nous savions exactement ce que Déménager Paris devait charger.
Les quatre mètres cubes formaient désormais un lot clairement identifié.
Tout ce qui ne figurait pas dans ce lot devait recevoir une autre destination avant le jour du départ.
La plus grande partie des trente mètres cubes ne pouvait pas accompagner notre cliente.
Il restait donc à trouver une solution pour tous les meubles qu’elle devait laisser derrière elle.
Les gardiens de son immeuble avaient accepté d’en récupérer une partie.
Cette décision a simplifié l’organisation et surtout rassuré cette dame.
Elle savait que ses meubles ne seraient pas abandonnés sur le trottoir et qu’ils pourraient encore être utilisés.
Nous avons séparé très clairement les deux ensembles.
D’un côté, les quatre mètres cubes destinés à l’Ehpad Korian Jardins d’Alésia.
De l’autre, le mobilier que les gardiens devaient récupérer.
Cette distinction devait être terminée avant l’arrivée de l’équipe.
Chaque fauteuil, chaque chaise, chaque carton et chaque meuble possédait ainsi une destination précise.
Il ne pouvait y avoir aucune confusion au moment du chargement.
Avant de faire appel à Déménager Paris, cette dame avait demandé deux autres devis sur les conseils de personnes de son entourage.
Lorsqu’elle m’a indiqué les montants proposés, j’ai été surpris.
Les prix étaient particulièrement élevés pour un transport limité à quatre mètres cubes et réalisé dans le même arrondissement.
Ces sommes l’avaient inquiétée.
Sa retraite était modeste et elle ne disposait pas d’un budget important pour organiser son entrée en maison de retraite.
Elle se retrouvait pourtant face à des tarifs qui semblaient totalement déconnectés du volume réel et de ses moyens.
Il arrive malheureusement que certaines personnes âgées n’osent pas discuter un prix ou demander des explications détaillées.
Elles font confiance au prestataire et peuvent accepter un devis beaucoup trop élevé par peur de ne pas trouver d’autre solution.
Je trouve cette manière de travailler profondément immorale.
L’âge ou la vulnérabilité d’un client ne doivent jamais devenir une occasion de gonfler un tarif.
J’ai calculé le prix en fonction du véritable travail à réaliser.
Le volume était faible.
La distance restait limitée.
L’organisation demandait de la précision, mais elle ne justifiait certainement pas les montants annoncés sur les deux précédents devis.
Je me suis également mis à la place de cette dame.
Elle ne quittait pas son appartement par confort.
Elle entrait en maison de retraite avec une petite pension et devait déjà faire face à un changement important dans sa vie.
J’ai donc adapté notre proposition à son budget.
Le tarif de Déménager Paris était environ trois fois inférieur aux autres montants qui lui avaient été présentés.
Il ne s’agissait pas de travailler gratuitement ni de négliger la qualité de la prestation.
Il s’agissait simplement de proposer un prix juste, correspondant à quatre mètres cubes et non à un grand déménagement.
Lorsque je lui ai annoncé le montant, son visage s’est détendu.
Elle savait enfin qu’elle pourrait organiser son départ sans consacrer une part déraisonnable de ses économies au transport de quelques meubles.
Avant de quitter son appartement à la fin du devis visuel, j’ai repris avec elle toute l’organisation.
Les meubles destinés à la maison de retraite étaient identifiés.
Le volume autorisé avait été confirmé directement auprès de l’établissement.
Le mobilier restant serait récupéré par les gardiens.
Le prix correspondait à ses moyens.
Il ne restait plus aucune question importante sans réponse.
Pour Déménager Paris, cette préparation était essentielle.
Le jour du déménagement, notre cliente ne devait pas avoir à gérer un désaccord sur le volume, une hésitation sur la destination d’un meuble ou une dépense imprévue.
Elle devait simplement pouvoir nous accueillir, retrouver les quelques affaires qu’elle avait choisies et nous laisser organiser son installation dans sa nouvelle chambre.
Cette intervention rue Pernety ne représentait peut-être que quatre mètres cubes dans notre camion.
Mais pour cette dame de soixante-dix-huit ans, ces quelques meubles contenaient l’essentiel de toute une vie.