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Déménageurs de demenagerparis.com place Monge Paris 5 avec deux camions lors d'un déménagement de 55 m³ Deux camions mobilisés place Monge pour adapter le déménagement à la nouvelle situation du client.

Déménagement Paris 5 : Place Monge, 55 m³ et une erreur que j'avais anticipée avant même le jour du déménagement

Je m'appelle Alain…

Depuis 1983, j'exerce le métier de déménageur avec la même passion. En plus de quarante années passées sur les routes, j'ai compris une chose : un devis ne raconte jamais toute l'histoire d'un déménagement.

Les mètres cubes, les adresses, les étages ou les ascenseurs sont importants.

Mais derrière chaque devis se cache une famille, une histoire et parfois des changements de vie qui surviennent entre la visite technique et le jour du déménagement.

L'intervention que je vais vous raconter s'est déroulée place Monge, dans le 5ᵉ arrondissement de Paris.

Ce n'est pas un chantier dont je me souviens uniquement parce qu'il représentait 55 m³.

Je m'en souviens surtout parce qu'il m'a rappelé pourquoi l'expérience reste la meilleure alliée d'un déménageur.

Une visite technique qui m'a immédiatement interpellé

Comme toujours, je me suis rendu chez le client afin d'effectuer une visite technique complète.

Je prends toujours mon temps.

Je regarde chaque pièce.

Le salon.

Les chambres.

La cuisine.

Les placards.

La cave lorsqu'il y en a une.

Je note les meubles qui devront être démontés, les objets fragiles, les accès de l'immeuble et tout ce qui peut influencer l'organisation du chantier.

L'appartement était spacieux.

Environ 110 m².

Après avoir fait le tour complet du logement, mon estimation était très claire.

Nous avions environ 55 m³ de mobilier et d'effets personnels.

Le devis ne présentait aucune difficulté particulière.

Un seul camion.

Une seule adresse de départ.

Une seule adresse de livraison.

Jusque-là, tout semblait parfaitement classique.

Puis nous avons commencé à parler du futur logement.

Une simple information qui change tout

Le client m'a expliqué qu'il allait quitter cet appartement pour s'installer dans un autre logement, toujours situé dans le 5ᵉ arrondissement.

En discutant avec lui, j'ai appris que ce nouvel appartement faisait environ 70 m².

Je n'ai rien dit pendant quelques secondes.

Je regardais le salon autour de moi.

La bibliothèque.

Les grandes armoires.

Le séjour.

Les meubles de rangement.

Puis j'imaginais tout ce mobilier dans un appartement beaucoup plus petit.

Dans ma tête, le calcul était déjà terminé.

Je savais que tout ne pourrait pas rentrer.

Pas parce que le client avait mal rangé.

Pas parce que le camion serait trop petit.

Simplement parce qu'un appartement de 70 m² ne peut pas accueillir le même mobilier qu'un appartement de 110 m² sans devenir difficile à vivre.

« Alain, ne vous inquiétez pas… tout rentrera. »

J'ai préféré lui expliquer franchement ce que je pensais.

Je lui ai dit calmement :

« À mon avis, il faudra prévoir une solution pour une partie du mobilier. Tout ne retrouvera pas sa place dans votre futur appartement. »

Le client a souri.

Il était persuadé du contraire.

« Alain, ne vous inquiétez pas. Tout rentrera. »

Je n'ai pas insisté.

Depuis le début de ma carrière, cette situation s'est présentée de très nombreuses fois.

Un client connaît parfaitement son logement actuel.

En revanche, il imagine souvent son futur logement un peu plus grand qu'il ne l'est réellement.

Ce n'est pas une erreur.

C'est simplement humain.

Moi, je ne regarde pas un appartement comme un futur occupant.

Je le regarde avec les yeux d'un déménageur.

Je visualise déjà les volumes.

Je sais ce que représentent 55 m³ dans un camion.

Je sais aussi ce qu'ils représentent dans un appartement.

À ce moment-là, j'étais presque certain que nous rencontrerions un problème le jour du déménagement.

J'ai préféré prévoir plutôt que subir

Je n'ai rien changé au devis.

Le client était convaincu que tout rentrerait.

Je respectais son choix.

En revanche, de mon côté, j'ai préféré préparer une autre organisation.

Sans lui en parler davantage, j'ai réservé un second camion d'environ 20 m³.

J'ai également prévu deux déménageurs supplémentaires.

Pourquoi ?

Parce que je préférais avoir une solution disponible plutôt que de chercher une réponse dans l'urgence le jour du chantier.

Bien entendu, cette organisation représentait une prestation supplémentaire qui ne serait utilisée et facturée que si elle devenait réellement nécessaire.

Je prenais simplement une précaution.

Au fil des décennies, cette manière d'anticiper m'a souvent évité de laisser un client sans solution.

Je ne voulais pas me retrouver place Monge avec quinze ou vingt mètres cubes de mobilier sur le trottoir, sans savoir où les déposer.

Je préférais être prêt.

Même si, au fond de moi, j'espérais encore que le client ait raison et que tout trouve finalement sa place.Le jour du déménagement est finalement arrivé.

Comme prévu, nous nous sommes retrouvés place Monge de bonne heure.

Le quartier commençait doucement à s'animer.

Les commerçants installaient leurs étals.

Quelques habitués traversaient déjà la place.

Les platanes offraient un peu d'ombre malgré le beau temps.

Comme souvent dans ce secteur, il fallait organiser notre installation sans gêner le marché, les riverains et la circulation.

Nous étions cinq déménageurs prêts à commencer.

Enfin… officiellement.

En réalité, j'avais également prévu deux déménageurs supplémentaires ainsi qu'un second camion d'environ 20 m³.

Je n'avais rien laissé au hasard.

Je préférais que cette équipe attende quelques instants plutôt que de devoir chercher des renforts plusieurs heures plus tard.

Je connaissais trop bien ce genre de situation.

Le client comprend enfin ce que j'avais vu plusieurs semaines auparavant

À peine quelques meubles déplacés, le client est venu me voir.

Je voyais immédiatement à son visage que quelque chose n'allait pas.

Il regardait alternativement les meubles encore présents dans l'appartement puis les premières pièces installées dans le nouveau logement.

Il a fini par me dire presque timidement :

« Alain... finalement, vous aviez raison... tout ne rentre pas. »

Je lui ai simplement répondu avec le sourire :

« Ne vous inquiétez pas. J'avais prévu le coup. »

Il m'a regardé, surpris.

Je lui ai expliqué que je connaissais cette situation depuis longtemps.

Au cours de toute ma carrière, je l'avais rencontrée des dizaines et des dizaines de fois, probablement plus d'une centaine.

Lorsqu'une famille quitte un grand appartement pour un logement beaucoup plus petit, elle pense souvent que tout retrouvera naturellement sa place.

Ce n'est qu'au moment où les premiers meubles arrivent que la réalité apparaît.

Ce n'est pas une erreur.

C'est simplement très difficile à imaginer lorsqu'on n'exerce pas ce métier.

Pourquoi j'avais prévu un deuxième camion

Lorsque je réalise une visite technique, je ne compte pas uniquement les mètres cubes.

J'essaie aussi d'imaginer la journée du déménagement.

Je réfléchis à ce qui pourrait se passer si un imprévu apparaît.

Ce matin-là, je savais que quinze à vingt mètres cubes risquaient de rester sans destination.

Je ne voulais surtout pas que cette famille soit obligée de prendre une décision dans la précipitation.

Vendre un meuble sur un coup de tête.

Le laisser sur un trottoir.

Chercher un garde-meubles en urgence.

Ce n'était pas une solution.

Voilà pourquoi j'avais demandé qu'un second camion soit disponible.

Si je m'étais trompé, il serait simplement reparti vide.

Mais si j'avais raison, il permettrait de terminer le chantier sereinement.

C'est exactement ce qui s'est produit.

Une solution existait heureusement

Pendant notre conversation, le client m'a rappelé que ses trois enfants vivaient eux aussi dans le 5ᵉ arrondissement.

L'un de ses fils disposait d'un grand garage en sous-sol du côté de Sully-Morland.

Lorsque j'ai entendu cela, je savais immédiatement que nous avions trouvé la meilleure solution.

Les meubles qui ne trouvaient plus leur place dans le nouvel appartement seraient stockés provisoirement chez son fils.

Ils resteraient à l'abri.

La famille aurait le temps de réfléchir tranquillement à ce qu'elle souhaitait conserver ou récupérer plus tard.

Cette décision changeait complètement notre manière de charger les camions.

Deux destinations… deux chargements différents

J'ai réuni toute mon équipe.

Avant de déplacer le moindre meuble supplémentaire, nous avons séparé le mobilier en deux groupes.

Le premier regroupait tout ce qui devait rejoindre immédiatement le nouvel appartement.

Le second était destiné au garage du fils.

Cette étape était essentielle.

Si nous avions mélangé les meubles, il aurait fallu vider une partie du camion à la première livraison pour retrouver ceux destinés au stockage.

Nous aurions perdu plusieurs heures.

Grâce à cette organisation, chaque camion avait désormais une mission parfaitement définie.

Pendant que les déménageurs protégeaient le mobilier avec les couvertures et la ficelle, je contrôlais constamment la destination de chaque meuble.

Je préférais perdre quelques secondes à vérifier plutôt que plusieurs heures à corriger une erreur.

L'expérience m'a appris qu'un chantier réussi dépend souvent des décisions prises avant même le début du chargement.

Peu à peu, l'inquiétude de la famille a commencé à disparaître.

Le client avait compris que la situation était sous contrôle.

Et moi, je savais que le plus difficile venait d'être résolu.Le premier camion a quitté la place Monge en direction du nouveau logement.

Avant même d'ouvrir les portes, je savais qu'il faudrait réfléchir avant de faire entrer le moindre meuble.

Un appartement plus petit demande une organisation totalement différente.

Lorsque l'on dispose de moins d'espace, chaque meuble installé au mauvais endroit oblige souvent à déplacer plusieurs autres.

Je préfère toujours prendre quelques minutes avec le client avant de commencer.

Nous faisons le tour du logement.

Nous regardons chaque pièce.

Je lui demande où il souhaite installer son salon, sa chambre, sa table ou son bureau.

Cette préparation nous évite beaucoup d'hésitations pendant la manutention.

Les premiers meubles ont trouvé leur place.

Le canapé.

Les lits.

La table.

Le réfrigérateur.

Les meubles indispensables à la vie quotidienne.

Puis sont venus les cartons.

Très rapidement, ce que j'avais prévu plusieurs semaines auparavant est devenu une évidence.

L'appartement était déjà bien rempli.

Il restait pourtant encore une partie importante du mobilier dans le camion.

Le client m'a regardé.

Il n'avait plus besoin de me dire que j'avais vu juste.

Nous le constations tous les deux.

Le deuxième camion prend tout son sens

Pendant que mon équipe terminait l'installation dans le nouveau logement, le second camion attendait déjà la suite du chantier.

Si je ne l'avais pas prévu, nous nous serions retrouvés avec près de vingt mètres cubes de mobilier sans destination.

Nous aurions perdu un temps précieux à chercher une solution dans l'urgence.

Au contraire, tout était prêt.

Le mobilier destiné au stockage était déjà séparé.

Les cartons également.

Nous avons simplement repris la route en direction de Sully-Morland, où le fils du client nous attendait.

Son garage en sous-sol représentait une véritable chance.

Il était suffisamment grand pour accueillir tout le mobilier qui ne pouvait pas être installé immédiatement.

Pour cette famille, c'était un énorme soulagement.

Les meubles restaient dans la famille.

Ils étaient protégés.

Ils pourraient être récupérés progressivement sans avoir à payer un garde-meubles dès le premier jour.

Un stockage organisé, pas un simple dépôt

Lorsque nous utilisons un garage ou un local de stockage, je tiens toujours à respecter les mêmes règles que dans un garde-meubles.

Les meubles les plus lourds sont installés en premier.

Les éléments fragiles restent accessibles.

Les cartons sont regroupés par pièce.

Les passages sont conservés.

Je refuse d'empiler les affaires n'importe comment.

Si, dans quelques semaines, le client souhaite récupérer une bibliothèque, un fauteuil ou quelques cartons, il doit pouvoir les reprendre sans être obligé de vider tout le garage.

Cette manière de travailler demande un peu plus de temps.

En revanche, elle évite beaucoup de difficultés par la suite.

Ce que le client m'a dit en fin de journée

Une fois les deux livraisons terminées, le client est venu me serrer la main.

Il m'a regardé en souriant.

« Alain, heureusement que vous aviez prévu tout cela. »

Je lui ai répondu que ce n'était pas de la chance.

C'était simplement le résultat de l'expérience.

Lorsque l'on exerce ce métier depuis aussi longtemps, certaines situations deviennent presque prévisibles.

J'avais déjà rencontré des familles qui déménageaient vers un logement plus petit.

J'avais déjà vu des clients persuadés que tout rentrerait.

Je savais donc qu'il valait mieux prévoir une solution sans l'imposer.

Si je m'étais trompé, le second camion serait simplement reparti sans servir.

Mais si j'avais raison, la famille n'aurait jamais le sentiment d'être abandonnée devant un problème.

C'est exactement ce qui s'est produit ce jour-là.

Ce que je retiens de cette intervention place Monge

Ce chantier m'a rappelé une chose essentielle.

Une visite technique ne sert pas uniquement à calculer des mètres cubes.

Elle permet aussi d'anticiper les difficultés qui peuvent apparaître le jour du déménagement.

Le rôle d'un déménageur ne consiste pas seulement à conduire un camion ou à porter des meubles.

Il consiste également à observer, à prévoir et à trouver des solutions avant que les difficultés ne deviennent des problèmes.

Lorsque j'ai quitté la place Monge ce soir-là, je ne pensais pas aux cinquante-cinq mètres cubes que nous venions de transporter.

Je repensais simplement à cette famille.

Quelques jours auparavant, elle craignait de ne plus pouvoir conserver une partie de son mobilier.

Quelques heures plus tard, tout était installé.

Le reste était stocké en sécurité chez leur fils.

Rien n'avait été abandonné.

Rien n'avait été détérioré.

En reprenant la route, je me suis dit une nouvelle fois que l'expérience d'un déménageur ne se mesure pas seulement au nombre de déménagements réalisés.

Elle se mesure surtout à sa capacité de prévoir ce que les autres ne voient pas encore.

C'est probablement la plus belle leçon que m'a laissée cette journée place Monge.

 

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