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Deux déménageurs chargent un Kangoo demenagerparis.com rue de l'Hirondelle pendant qu'un camion Renault stationne boulevard Saint-Germain pour assurer les rotations. Le Kangoo assure la liaison entre la rue de l'Hirondelle et le camion stationné boulevard Saint-Germain.

Déménagement Paris 6 : rue de l'Hirondelle, un devis visuel qui a tout changé

Je m'appelle Alain…

Depuis 1983, j'ai appris qu'un déménagement ne se prépare jamais uniquement avec un volume.

Bien sûr, je calcule les mètres cubes.

Je regarde le mobilier.

J'évalue le nombre de cartons.

Mais cela ne représente qu'une partie de mon travail.

Avant tout, j'observe les accès.

Je regarde les rues.

Les possibilités de stationnement.

Les escaliers.

Les ascenseurs.

Les portes.

Les cours.

Tout ce qui pourrait compliquer le chantier.

C'est pour cette raison que je préfère parler de devis visuel plutôt que de simple visite technique.

Un devis visuel, c'est l'expérience d'un déménageur qui imagine déjà la journée avant même qu'elle commence.

L'histoire que je vais vous raconter s'est déroulée rue de l'Hirondelle, dans le vieux 6ᵉ arrondissement de Paris.

Elle m'a rappelé une nouvelle fois qu'un bon déménagement commence toujours bien avant l'arrivée du camion.

Une rue magnifique… mais impossible pour un camion

Lorsque je suis arrivé pour effectuer mon devis visuel, j'ai immédiatement compris où se trouverait la principale difficulté.

Le volume n'était pourtant pas exceptionnel.

J'avais estimé le déménagement à environ 25 m³.

En revanche, la rue de l'Hirondelle est l'une de ces petites rues anciennes qui ont conservé tout leur charme.

Les immeubles sont magnifiques.

Le quartier possède une histoire incroyable.

Mais pour un déménageur, cette beauté cache parfois de véritables difficultés.

En regardant la rue, je me suis rapidement rendu compte qu'un grand camion ne pourrait jamais y travailler correctement.

La chaussée était si étroite qu'elle laissait à peine passer une voiture.

Il était impossible d'y installer un camion de déménagement sans bloquer complètement la circulation.

Je n'avais même pas besoin d'attendre le jour du chantier pour le savoir.

Cette décision devait être prise dès le devis.

Prévoir avant que le problème n'apparaisse

Certains auraient simplement noté les 25 m³ sur le devis.

Moi, je réfléchissais déjà à la solution.

Je savais que le grand camion devrait rester sur le boulevard Saint-Germain.

Il nous faudrait ensuite rejoindre l'immeuble avec un véhicule beaucoup plus petit.

J'ai donc prévu un Renault Kangoo d'environ 4 m³.

Toute la journée, il assurerait la navette entre le camion principal et la rue de l'Hirondelle.

Cette organisation représentait davantage de manutention.

Davantage d'allers-retours.

Davantage de temps.

Mais elle permettait surtout de réaliser le déménagement dans de bonnes conditions.

Lorsque je prépare un chantier, je préfère toujours adapter les moyens plutôt que d'espérer qu'un problème disparaisse tout seul.

Le jour du déménagement

Le matin de l'intervention, tout s'est déroulé exactement comme je l'avais imaginé plusieurs jours auparavant.

Le grand camion est resté stationné boulevard Saint-Germain.

Le Kangoo faisait les rotations.

Pendant que certains déménageurs chargeaient le petit véhicule, les autres le déchargeaient aussitôt devant l'immeuble.

Puis il repartait chercher la rotation suivante.

Cette organisation pouvait paraître plus longue.

En réalité, c'était la seule solution raisonnable.

Essayer de faire entrer un grand camion rue de l'Hirondelle aurait été une erreur.

Parfois, le métier de déménageur consiste simplement à accepter les contraintes d'un quartier ancien et à adapter son organisation au lieu de vouloir les combattre.

Je pensais avoir tout prévu…

En observant le chantier, je me disais que le plus difficile était derrière nous.

Le devis visuel avait rempli son rôle.

Le camion était bien placé.

Les rotations fonctionnaient parfaitement.

L'équipe avançait à un bon rythme.

Puis nous sommes arrivés au moment de descendre le sommier.

Et c'est là qu'une nouvelle difficulté, totalement différente, est apparue.Le sommier faisait partie des derniers meubles importants à descendre.

À première vue, rien ne semblait poser de difficulté.

Le client utilisait son ascenseur quotidiennement.

L'immeuble en possédait bien un.

Pour beaucoup de personnes, la présence d'un ascenseur signifie automatiquement que le déménagement sera plus simple.

En réalité, ce n'est pas toujours le cas.

Un ascenseur installé après la construction de l'immeuble

En arrivant devant la cage d'escalier, j'ai immédiatement compris ce qui se passait.

L'immeuble avait été construit bien avant l'installation de cet ascenseur.

Pour pouvoir l'ajouter, une partie de l'escalier avait été modifiée.

Résultat...

Le passage était devenu beaucoup plus étroit qu'à l'origine.

Le sommier pouvait parfaitement descendre jusqu'au deuxième étage.

Mais arrivé à cet endroit, il venait buter contre la nouvelle configuration de l'escalier.

Nous avons essayé plusieurs positions.

Verticalement.

Horizontalement.

En le faisant pivoter.

Rien n'y faisait.

Quelques centimètres manquaient.

Parfois, ce sont justement ces quelques centimètres qui compliquent toute une journée.

Inutile de forcer

Je répète souvent à mes jeunes collègues qu'un meuble ne gagne jamais contre un mur.

Forcer ne sert à rien.

On risque uniquement d'abîmer le mobilier ou les parties communes de l'immeuble.

J'ai donc demandé à toute l'équipe de s'arrêter quelques minutes.

Je préfère perdre cinq minutes à réfléchir que plusieurs heures à réparer une erreur.

Nous avons observé l'escalier une nouvelle fois.

Je cherchais simplement une autre solution.

Les cordes : une technique que les anciens m'ont apprise

Lorsque j'ai commencé le métier en 1983, les anciens déménageurs m'ont appris qu'il fallait toujours connaître plusieurs méthodes pour résoudre un même problème.

Les cordes faisaient partie de leur matériel quotidien.

Aujourd'hui encore, j'en transporte toujours dans mes camions.

Elles ne servent pas uniquement à maintenir les couvertures autour des meubles.

Elles permettent également de sécuriser certaines manutentions particulières.

En regardant le sommier, je savais déjà ce que nous allions faire.

Nous allions utiliser les cordes afin de maîtriser complètement sa descente.

Pas question de laisser le meuble glisser.

Pas question de prendre le moindre risque.

Chaque mouvement devait rester parfaitement contrôlé.

Toute l'équipe travaille ensemble

J'ai expliqué la manœuvre à mes collègues.

Deux déménageurs guidaient le sommier.

Deux autres contrôlaient les cordes.

Je restais en permanence à proximité afin de surveiller l'ensemble de l'opération.

Nous avancions doucement.

Quelques centimètres après quelques centimètres.

Dans ce genre de situation, la vitesse ne sert absolument à rien.

Seule la précision compte.

Après plusieurs minutes, le sommier avait enfin franchi l'endroit qui nous bloquait.

Le passage était libéré.

Nous pouvions reprendre le déménagement normalement.

Le client nous regardait avec un mélange de surprise et de soulagement.

Pour lui, ce sommier semblait impossible à descendre.

Pour moi, il s'agissait simplement d'un problème auquel il fallait apporter la bonne solution.

Le Kangoo reprend ses rotations

Pendant que cette opération se terminait, notre Kangoo continuait ses allers-retours entre le boulevard Saint-Germain et la rue de l'Hirondelle.

Cette organisation demandait beaucoup de coordination.

À chaque rotation, il fallait charger rapidement le petit utilitaire.

Le conduire jusqu'à l'immeuble.

Le décharger.

Puis repartir chercher le chargement suivant.

Le grand camion, lui, restait à sa place.

Il servait de véritable base logistique pendant toute la journée.

Cette méthode représentait davantage de manutention.

Mais elle nous évitait de bloquer complètement une rue où deux voitures avaient déjà du mal à se croiser.

Avec le recul, je reste persuadé que c'était la seule solution raisonnable.

À la fin de la journée, le client avait retrouvé l'ensemble de son mobilier.

Le sommier était arrivé sans la moindre rayure.

Le vieux quartier de la rue de l'Hirondelle avait conservé son calme.

Et je me suis une nouvelle fois dit qu'un devis visuel permet parfois de résoudre un problème plusieurs jours avant qu'il n'apparaisse réellement.